| FRANCE : LYON ET LE PILAT |
|
|
|
|
Lyon, l’ancienne « Lugdunum, Capitale des Gaules » peut s’enorgueillir d’un passé deux fois millénaire ! Située aux confluents de la Saône et du Rhône, la ville a toujours été un lieu de passage ainsi qu’un noeud fluvial et routier stratégique. Aujourd’hui, le TGV la rapproche de Paris, du Nord, de l’Est, de Genève ou encore de la Provence… Nous avons - accueillis par le Comité Départemental du Tourisme du Rhône - découvert quelques facettes de ses charmes le temps d’une journée guidée. Notre court séjour nous a, ensuite, dirigés vers le Parc du Pilat dont une partie s’étend dans le département du Rhône.
« Lyon, exemple éminent d'établissement humain, représente un témoignage exceptionnel de la continuité de l'installation urbaine sur plus de deux millénaires », a déclaré le Comité du Patrimoine Mondial de l'Unesco le 2 décembre 1998… Les 500 hectares retenus pour le label tant convoité constituent le cœur historique de la ville autrefois à l’abri derrière le rempart qui ceinturait la cité. Avec ses deux collines, Fourvière, celle qui prie (en référence à la basilique) et la Croix-Rousse, celle qui travaille (Ici, les « canuts », ouvriers de la soie, avaient installé leurs hauts métiers à tisser derrière des façades austères), Lyon dévoile ses charmes liés à un prestigieux passé et un présent créatif et dynamique. Une ville qui bouge et innove et où il fait bon vivre, une ville qui vous fera partager son enthousiasme et admirer son évolution rationnelle et ambitieuse.
Saint-Jean et ses « traboules », le quartier le plus touristique du Vieux Lyon
Une brève escale permettra de s’attarder, d’une manière non exhaustive, sur quelques aspects de la Capitale des Gaules ! Les quartiers St-Jean, St-Paul et St-Georges forment l'un des plus vastes ensembles Renaissance d'Europe. La rue Saint-Jean traverse le quartier jusqu'à Saint-Paul. Ses curiosités architecturales sont les « traboules ». Le mot « traboule » vient du latin « trans ambulare » passer à travers. Il désigne un passage à travers des cours d'immeuble qui permet de se rendre d'une rue à une autre rue parallèle de manière directe.
Les traboules furent construites dans un axe perpendiculaire à la Saône car elles devaient permettre d’accéder rapidement à la rivière. A Lyon, on dénombre environs 500 traboules. On y trouve de très belles cours intérieures, souvent insoupçonnées et conservant leurs caractéristiques médiévales. Le modèle est celui du patio romain, avec les galeries et le puits dans la cour. Evidemment, la présence d’un guide de l’Office de Tourisme est précieuse pour pousser les bonnes portes et découvrir, cachées, ces petites merveilles issues du 15ème siècle !
La fresque murale,
autre spécificité lyonnaise…
Avec les illuminations de la ville (en décembre), l’autre spécificité lyonnaise est la fresque murale monumentale. Un parcours urbain d’une quinzaine d’étapes permet d’admirer les murs peints et raconte l’histoire de la ville aux visiteurs ou habitants. Ces œuvres sont toutes signées par les artistes de « Cité Création » qui habillent depuis vingt ans la ville de Lyon de peintures, fresques, trompe-l’oeil ayant pour but d’affirmer l’identité culturelle des quartiers ou des édifices… Leur savoir-faire a fait le tour du monde et 430 oeuvres monumentales ont été réalisées à Mexico, Jérusalem, Tibériade, Moscou, Québec... Internet : www.citecreation.fr
Le Bouchon, symbole de la gastronomie lyonnaise…
Typique et chaleureux, le bouchon est le restaurant symbolique de la cuisine lyonnaise qu’il ne faut pas rater, à l’heure du déjeuner ou du dîner, pour s’imprégner de l’atmosphère particulière qui y règne. On y sert les spécialités locales comme le tablier de sapeurs, les quenelles, la salade lyonnaise ou encore la cervelle de canut. Le tout arrosé d’un verre de Beaujolais ou de Côtes du Rhône. D’ailleurs, Léon Daudet (fils aîné d’Alphonse !) écrivit à ce propos : « Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais qui n'est jamais limoneux ni à sec. » !
L’origine du mot «Bouchon» viendrait des branches de pin suspendues en guise d’enseigne à la porte des établissements très anciens. François Rabelais, médecin à l'Hôtel-Dieu de Notre-Dame de la Pitié du Pont-du-Rhône à Lyon en 1532 écrivit, dans « Gargantua », que celui-ci vit le jour après que sa mère, Gargamelle, eût mangé « grand planté de tripes » ! Par ailleurs, la première édition de « Pantagruel » serait inspirée des aventures comiques que Rabelais racontait aux malades, inspiré, dit la légende, par le comportement des Lyonnais. Il évoque encore la cuisine lyonnaise en citant une liste de plats : « Saucissons, cervelas, jambons, andouilles… »
L’exemple même de ce typique « Bouchon » est le « Café des Fédérations » : Ambiance rétro avec saucissons suspendus au-dessus du comptoir, nappes à damier et photos aux murs. « Maison fondée ici depuis bien longtemps »… est-il écrit sur la devanture de bois ! Yves Rivoiron et sa serveuse vous mettent tout de suite à l’aise… Ils ont vraiment le « Bouchon à la rigolade » et improvisent des sketches tout en vous servant n’hésitant pas à vous engueuler copieusement si vous ne finissez pas les plats… Au menu, tout ce qui fait la spécificité de la Table Lyonnaise : charcuterie, pied de veau, civet de joue de porc, andouillette sauce moutarde (notre photo), tête de veau sauce ravigote, gâteau de foie de volaille, quenelle de brochet sauce Nantua et ses écrevisses, tripes mode, tablier de sapeur sauce gribiche…Bertrand Tavernier y a tourné des scènes de l’Horloger de Saint Pierre.
Le Café des Fédérations (10 rue Major Martin, près de la Place des Terreaux - Tél. : 04 78 28 26 00) Internet : lesfedeslyon.com
Visiter Lyon autrement à bord d’un véhicule avantgardiste !
Après le repas bien calorique du « Bouchon », et avant que la léthargie ne nous gagne, nous allons découvrir un engin de transport innovant, made in USA, le « Segway ». La promenade nous permettra de parcourir, tranquillement, plusieurs autres quartiers de Lyon et surtout les berges du Rhône, superbe espace aménagé le long du fleuve d’une longueur de 5 km avec pistes cyclables, terrasses, jardins, bassins….
Les Nuits de Fourvière…
Dîner au « Bon Temps »…
Coup de coeur pour le « Collège Hôtel »***
Lyon City Card : Le « Pass » de vos loisirs…
L'Hôtel de Ville de Lyon
Vous pouvez vous procurer cet intéressant pass pour 1, 2 ou 3 jours (à partir de 18 €) qui offre pas moins de 27 gratuités (Transports en commun, musées, visites guidées, croisières sur la Saône, Théâtre de Guignolet…) et 9 réductions (Aquarium, Lyon Le Grand Tour, Théâtre des Célestins, Opéra de Lyon, Théâtre Nouvelle Génération, Cyclo-Tour, Audio Guides de Lyon Tourisme & Congrès, Fourvière Aventures (Parcours dans les arbres), Boutique souvenirs de Lyon Tourisme & Congrès). Internet : rhonetourisme.com - Internet Lyon : lyon-France.com
Le Parc Naturel Régional du Pilat
A peine cinquante minutes de voiture au départ de Lyon et nous voilà au cœur du Pilat (environ 60 km). Dans le village de Pélussin (qui tire son nom du fruit du prunier, appelé vulgairement « pelosse », très abondant dans la région), la Maison du Parc est abritée dans un moulin qui autrefois filait la soie. La Maison du Tourisme, intégrée à la structure, assure l'accueil et l'information du public et met à sa disposition une documentation gratuite. Ouverte toute l'année, la Maison du Parc propose aux visiteurs de découvrir le Pilat à travers des visites guidées et animées, un diaporama interactif et un espace muséographique destiné au jeune public. Le film de Jean Becker « Effroyables Jardins » (2003) a été tourné en partie dans ce village.
Le château à la tour ronde doublée d'une haute échauguette est laissé à l’abandon par ses propriétaires. Pélussin est aussi réputé pour ses pommes qui sont fêtées le 11 Novembre.
Olivier, accompagnateur en montagne, fait partie des professionnels qui sensibilisent les touristes à l’environnement. Il sera notre guide pour une brève découverte des montagnes. « Plus de 600 km de chemins balisés s’offrent aux randonneurs de tous types, dit Olivier : aguerris débutants, en famille…. Deux sentiers de Grande Randonnée traversent le Parc du Pilat : le GR7 reliant le Mont Aigoual et le Mont Pilat et le GR65 sur le tracé du chemin de St-Jacques-de-Compostelle (40 km entre Chavanay et le Col du Tracol) ».
Nous gravissons le Crêt de l'Œillon, un sommet du massif du Pilat situé à la jonction de quatre communes : Roisey, Véranne, Pélussin et Doizieux. Il culmine à 1 370 m et offre un large panorama sur la région - avec sa table d’orientation - et notamment sur les Alpes. Par temps clair, on voit le Mont Blanc, le Ventoux mais aussi les volcans d’Auvergne… Il domine le col de l'Oeillon et les formations rocheuses des Trois Dents.
Olivier, nous explique, ensuite, la réalité géologique des « chirats », ces curieuses coulées rocailleuses, de type éboulis, qui peuvent parfois atteindre plus d'un kilomètre de long couvrant les versants pentus du Pilat : « Formés lors des dernières glaciations du quaternaire, entre moins 100.000 et moins 10.000 ans, les chirats sont dus à l'éclatement de la roche sous l'effet du froid. Les blocs ont ensuite été transportés sur la pente par les glaciers. Leur forme anguleuse et la taille importante des blocs sont causées par la pauvreté en mica du granite qui constitue les roches. Des formations géologiques similaires se retrouvent uniquement aux USA dans la chaîne des Appalaches ! ». En redescendant vers le belvédère de la Faucharat, rencontre avec plusieurs groupes véhiculés différemment : la Sherpa, trotinette tout terrain, remplace le traditionnel VTT ! Plusieurs parcours sont proposés suivant votre demande et votre niveau : sport extrême, sensations fortes ou détente, tourisme en famille, jeune et seniors... L'encadrement est assuré par des professionnels et les adeptes peuvent bénéficier de conseils pratiques et techniques. Internet : zigzagassoc.com
Le Pilat, côté Rhône, les îles et la vigne !
A Tupin, on quitte la Départementale 386 pour monter entre les vignes jusqu’au belvédère de Semons où le panorama sur le Rhône s’étend de Vienne à Condrieu. Tupin-et-Semons, sont deux villages associés pour former une seule commune. Dans le lit du fleuve, l’île du Beurre est un milieu naturel protégé avec son Centre d’Observation de la Nature… Equipez-vous de bonnes jumelles et de patience... Si vous êtes chanceux, vous pourrez admirer hérons, ragondins, castors et martin-pêcheurs grâce aux observatoires et points d'observation.
A l'intérieur du Centre d'Observation : un castor naturalisé et un aquarium avec les poissons du Rhône
L’île du Beurre est un des derniers paysages « témoin » du « Vieux Rhône », avant sa domestication. A l’époque où les crues creusaient des bras secondaires, les « Lônes ». C’est un refuge de 8 hectares pour la faune migratrice et on y recense quelque 170 espèces d’oiseaux !
Un concours photo est organisé, cet été, par le Centre d'Observation de la Nature de l'Ile du Beurre sur le thème « La faune sauvage du fleuve Rhône : du cincle plongeur au flamand rose » Peuvent être représentés oiseaux, mammifères, amphibiens… qui mettent en valeur la faune du bord du Rhône. Les trois meilleures photos adultes et les trois meilleures photos enfants seront récompensées par des lots de valeur (matériel de photographie, tirage numérique, livres…) et feront l'objet d'une exposition. Internet : iledubeurre.org
Côte Rôtie : le Domaine de Corps de Loup
Des vignes qui dominent le Rhône
Martin aime beaucoup lire et s’informer et se tient ainsi au courant de l’évolution de la profession. Soucieux de l’environnement, il participe activement en tant que président de l’association SRG (Sauvegarde du Pays Rhône-Gier) à la lutte contre le contournement autoroutier ouest de Lyon qui menace le vignoble. Ses fils Roch et Tristan sont prêts à assurer la relève ! Internet : corpsdeloup.com |
| < Précédent | Suivant > |
|---|




