Qatar : entre traditions et 21ème siècle

Le Qatar ? On en parle beaucoup en France : le PSG, les acquisitions récentes d’hôtels de prestige ou de domaines viticoles, des parts dans les sociétés du CAC 40, la Coupe du Monde de Foot 2022, les médias (Chaînes Al- Jazeera et BeIn Sport), les élites expatriées… Bref, autant de raisons d’aller jeter un oeil sur cet empire qui, en surface, représente seulement deux départements français, mais qui en potentiel d’investissement est « no limit »… Nous avons voulu voir – à quatre ans de cette fameuse échéance footballistique – où en était l’évolution des préparatifs mais aussi quels étaient les atouts du Qatar en matière de destination « tourisme » à part entière.

Situé sur une petite péninsule s’avançant dans le Golfe Persique et reliée à la péninsule Arabique au sud, le Qatar a une unique frontière terrestre avec l’Arabie Saoudite avec laquelle il entretient des relations conflictuelles qui pourraient être qualifiées de « guerre froide ». En effet, depuis juin 2017, le Qatar subit un triple blocus, aérien, maritime et terrestre de la part de son voisin. Officiellement, il est reproché au Qatar d’entretenir des liens privilégiés avec l’Iran et les Frères Musulmans… Mais, en réalité, cette rivalité est beaucoup plus ancienne et va prendre ses sources dans l’influence internationale grandissante du petit émirat…

Qatar

Au Qatar, la famille souveraine Al Thani continue à détenir seule le pouvoir depuis la déclaration d’indépendance de 1971. En 2013, après l’abdication de son père, Tamin ben Hamad Al Thani est devenu, à 33 ans, le plus jeune chef d’État du monde arabe. Sous son gouvernement, l’émirat connaît une période de libéralisation et de modernisation, tout en conservant néanmoins son identité islamique : l’islam wahhabite (sunnite) est la religion d’Etat. Le pays compte plus de mille mosquées… Le Qatar est connu pour être le premier des Etats Arabes du Golfe à donner aux femmes le droit de vote et leur permettre d’exercer un métier à responsabilités. Nous avons pu le vérifier en rencontrant nombre d’entre-elles, chefs d’entreprises mais aussi membres du gouvernement.

Par ailleurs, suite à de nombreuses accusations sur les dures conditions de vie des travailleurs étrangers, depuis mai 2018, le Qatar adhère à deux pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques (PIDCP) et aux droits économiques sociaux et culturels (PIDESC) par lesquels il s’engage à respecter les droits de toutes les personnes présentes sur son territoire.

Doha, une croissance vertigineuse…

Doha fut, pendant des siècles, un village de pêcheurs (connu sous le nom d’Al Bidda) célèbre pour le commerce des perles. Les plongeurs du pays – qui partaient pour de longs voyages – étaient réputés pour leur habileté à trouver les perles les plus grandes et les mieux formées à bord de leurs embarcations traditionnelles de bois, les « boutres ».

Qatar

Le mot “Doha” ou “Ad-Dawha” en arabe se traduit littéralement par “l’arbre magnifique”. Toutefois, dans certains dialectes de la région, le terme est dérivé du mot “Dawh”, couramment utilisé pour désigner les formes rondes faisant référence au golfe persique lui-même de forme arrondie. 

Grâce à la richesse tirée du commerce du pétrole au 20ème siècle,  puis du gaz liquide, Doha est devenue le centre économique du Qatar et l’épicentre des affaires et de la finance au Moyen-Orient.

Lorsqu’on arrive en ville, après la longue avenue qui rejoint l’aéroport, on est immédiatement pris sous le charme de la « skyline » qui revêt ses plus beaux atouts (encore plus si l’arrivée s’effectue de nuit !) le long des 7 km de la promenade de la Corniche.

Parmi les plus beaux gratte-ciel : Al Bidda Tower, torsadée (2010) ; le Burj Qatar voisin en forme de suppositoire, conçu par l’architecte Français Jean Nouvel, avec son joli treillis brise-soleil inspiré des motifs islamiques (2012) ; et, derrière, le Tornado Tower (2008) qui prend toute son ampleur de nuit grâce à ses illuminations. Mais de nombreux autres sont encore en construction !

En effet, Doha est un véritable chantier permanent où les grues sont presque aussi nombreuses que les édifices ! Tout  évolue à une vitesse vertigineuse et des merveilles architecturales prennent forme de mois en mois ! Depuis Le 2 décembre 2010 où le Qatar fut désigné pour organiser la Coupe du Monde de Football en 2022, tout est mis en oeuvre pour ne pas manquer ce grand rendez-vous international qui fixera l’attention du monde entier sur ce petit pays à partir du 21 Novembre 2022. La finale aura lieu le 18 Décembre, jour de la Fête Nationale. Promenade, non exhaustive, à travers la dynamique capitale…

Le Musée des Arts Islamiques

Le Musée des Arts Islamiques, à l’extrémité de la Corniche, dispose d’une collection allant du 7ème au 19ème siècles. C’est l’une des collections d’art islamique parmi les plus importantes au monde.

Oeuvre de l’architecte I.M. Pei (qui s’est inspiré de la Mosquée Ibn Touloun du Caire) et de Jean-Michel Wilmotte pour l’aménagement intérieur, il fut inauguré fin 2008. Deux étages sont consacrés aux expositions permanentes et un étage aux expositions temporaires. 

Le souk Waqif, centre de la vie sociale

Tout le Moyen Orient se retrouve dans l’agitation d’un souk : ses ruelles où l’on aime se perdre, ses étals, ses effluves d’épices et de parfums, son artisanat, ses bijoux, les textiles, le quartier des oiseaux dont les Qataris sont très friands (ce sont eux les animaux domestiques car il n’y a ni chiens, ni chats)… et partout des restaurants, des cafés où, autour d’un verre de thé brûlant, on peut refaire le monde en fumant la chicha…

Amal AlShamari qui nous reçoit au sein de son association « Embrace Doha » sera notre guide à travers le souk mais nous explique aussi les services culturels proposés aux touristes et expatriés : « Nous voulons, dit-elle, par le biais de notre association, faire mieux comprendre notre mode de vie, nos coutumes, notre étiquette… Encourager le tourisme en créant un véritable dialogue inter-culturel entre Qataris et non-Qataris. Par exemple, aucun vêtement particulier n’est imposé aux femmes, qui peuvent s’habiller comme elles le souhaitent en public. Cependant, en pratique, elles portent généralement l’abaya noire (longue robe). Pour les hommes, la tenue de rigueur est blanche ». Amal parle avec passion de son pays, de son engagement, de ses responsabilités… Oui, les choses avancent pour la condition féminine…

Msheireb, le nouveau centre-ville de Doha

Msheireb signifie, en arabe, « un endroit pour boire de l’eau » car le quartier fut construit jadis autour d’un puits ! Msheireb City, aujourd’hui, située à côté du souk, met en exergue son concept : comment l’architecture du passé peut-elle être repensée dans le futur… Toutes les forces vives recrutées par le Qatar en matière d’ingénierie, d’architecture, développement durable (plus de 100 consultants représentant 100 nationalités)… ont planché sur la thématique pour développer un quartier original tenant compte des rigueurs du climat, de l’architecture islamique et des préoccupations environnementales ! Bien sûr, à l’heure actuelle, ce n’est encore qu’un immense chantier mais déjà une canopée est installée pour porter de la fraîcheur, un hôtel-boutique « Alwadi Hotel » de la gamme Accor va bientôt ouvrir ses portes, les luxueux appartements témoins sont disponibles à la visite d’éventuels acquéreurs… Le métro de Doha, actuellement en chantier mais livrable partiellement fin 2019 desservira le quartier rénové. Un superbe projet en voie de finalisation puisqu’il sera achevé en 2020 !

La Bibliothèque Nationale du Qatar

Parmi les réussites architecturales monumentales, la « Library » ouverte depuis octobre 2017 et conçue par l’architecte néerlandais Rem Koolhaas. Plus de 800.000 livres (en arabe, anglais, français…) y sont déjà répertoriés et comme nous explique Patrice Landry, son Directeur venu du Canada, des milliers d’autres peuvent encore y être accueillis !

On y entre par une salle gigantesque – revêtue de marbre –  et le premier niveau abrite le département « enfants » avec plus de 100.000 livres ainsi que des salles de lecture et d’informatique.

Le second niveau, volontairement en sous-sol, comme s’il s’agissant de « fouilles », met l’accent sur le patrimoine islamique. Nous y avons rencontré Stéphane Ipert, Français, manager de l’unité qui a la responsabilité d’acquérir de nouvelles merveilles dans les ventes aux enchères du monde… Parmi ses pièces rares, ce feuillet du Coran Bleu (10ème siècle) dont le vélin est teint à l’indigo et à la garance et la dorure fixée grâce au blanc d’oeuf (Notre photo). L’expatrié fait part du bonheur qu’il a à gérer les collections ! Le portail internet est ouvert gratuitement à tous les internautes du monde : www.QDL.qa

L’hôpital Sidra et ses chercheurs et chirurgiens français…

Tout aussi monumental et conçu par un cabinet d’architecture américain (Pelli Clarke), l’hôpital Sidra, dédié aux femmes et aux enfants, attire comme collaborateurs plus de 100 nationalités, dit son directeur Anglais, Peter Morris. Qu’ils soient infirmiers (ères), médecins ou chercheurs… Tous s’investissent dans un cadre incroyable où trois jardins luxuriants promettent une atmosphère mieux oxygénée ! 

Nous y avons rencontré le Docteur Olivier Ghez, chirurgien cardiaque en pédiatrie (Photo ci-dessus) qui a pris, en janvier dernier, la responsabilité d’une équipe d’experts. « Après un passage à Londres et de longues années à l’hôpital d’enfants de la Timone à Marseille, j’ai décidé de tenter cette aventure : un véritable challenge dans cette région si différente de l’Europe ! Tous les moyens nous sont donnés pour réussir le défi ! ».

Pour leur part, les chercheurs Christophe Raynaud (Français originaire de Marseille) et Damien Chaussabel (Belge) travaillent sur le génome humain et le séquençage de l’ADN des Qataris. Ils évoquent, eux aussi, les moyens mis à leur disposition pour l’avancée de leurs travaux sous la direction de Max Renault, Directeur des recherches.

Le village culturel Katara

Au nord-est du centre de Doha, sur la côte, le « village culturel » de Katara a été inauguré en 2010 pour accueillir diverses grandes manifestations dans un ensemble de bâtiments inspirés de l’architecture traditionnelle. On y trouve de nombreuses galeries d’art, des cafés (un viennois, entre autres avec des pâtisseries et du chocolat à faire pâlir la capitale autrichienne !), un amphithéâtre où se déroulent des festivals, une mosquée, un mall et une belle plage de sable aménagée le long de la promenade.

Mathaf : le musée d’Art Moderne Arabe

Ce musée fait partie de la Qatar Foundation (QF) et organise de nombreuses expositions aussi bien historiques qu’expérimentales. Lors de notre visite, en octobre, quatre d’entre elles étaient inaugurées : « Revolution Generations » traitant des années 50 à 2000 ; l’expo de l’artiste libanaise Mounira Al Solh, celles de Fateh-al-Moudarres (Syrie) et de Jassim Zaini (Qatari) :  « Representation et Abstraction ».

L’île artificielle « The Pearl »

Le Qatar a lancé son propre programme de construction d’îles artificielles, The Pearl. Comme son nom l’indique, l’archipel prend ici la forme d’une huître – ou plutôt de trois huîtres-baies contenant chacune un ilot-perle en leur centre. C’est le seul endroit du Qatar où les étrangers sont autorisés à acquérir une propriété – villas ou appartements. C’est ici, à l’hôtel Marsa Malaz Kempinski que nous résidons pour notre séjour au Qatar.

A la découverte de Banana Island

Un luxueux catamaran blanc est ancré au Terminal Al Shyoukh sur la Corniche de Doha : nous allons embarquer pour Banana Island Resort à seulement 25 minutes de navigation. Situé sur une île privative de 13 hectares, le Banana Island Resort Doha by Anantara est un lieu privilégié dans le golfe persique avec ses 141 chambres, suites et villas sur pilotis. L’établissement offre de nombreuses activités nautiques avec sa belle plage, ses piscines, son spa, son espace « wellness » (bien-être), ses restaurants thématiques (Arabe, Italien, Américain, Beach Grill), son « Zest Cafe », ses cours de cuisine… « La vie est un voyage » en est la devise… Evidemment, un établissement à la hauteur de ses cinq étoiles… sauf une restriction à connaître : pas d’alcool sur l’île même pour les touristes… Site : anantara.com

Incursion dans le désert arabique

Au sud du Qatar, les plages, terrassées de soleil, se déroulent sans fin jusqu’à la « mer intérieure » de Khor Al-Adaid, cernée par les immenses dunes de sable du grand désert arabique.

Nous prenons place dans les 4×4 de la compagnie « DohaBus » pour une « safari experience » vers la Sealine. Arrivés au « camp de base », changement de véhicule pour embarquer sur le « Monster Bus », un véhicule off-road qui nous conduira au coeur du désert. Avec ses immenses roues et son look de truck US, on s’y sent en parfaite sécurité malgré quelques dévers empruntés, ça et là, pour faire monter l’adrénaline des visiteurs…

En plein milieu des dunes, arrêt de l’engin et descente de tous les convives pour assister à une démonstration de chasse au faucon, particulièrement populaire au Qatar. Deux espèces sont particulièrement prisées : le faucon pèlerin (shaheen) et le faucon sacré (hurr). La fauconnerie est entrée dans le 21ème siècle nous expliquent les dresseurs et aujourd’hui, les oiseaux sont élevés en captivité, équipés de transmetteurs radio pour ne pas être perdus et possèdent leur passeport pour éviter vols et trafics ! La puissance des rapaces est évidente lors de la démonstration et nous ne pouvons pas résister au plaisir de poser, faucon en main, pour un ultime cliché « souvenir » ! Site : dohabus.com

COUP DE COEUR

Le Marsa Malaz Kempinski « The Pearl » : Situé sur l’une des îles de l’archipel artificiel « The Pearl », le Marsa Malaz Kempinski possède une plage privée, des piscines extérieures et un spa Clarins. Doté d’imposants couloirs dans lesquels nous nous sommes souvent perdus pour retrouver le restaurant du petit-déjeuner, cet hôtel offre gratuitement une connexion Wi-Fi . Toutes les chambres présentent une décoration européenne avec des éléments arabes traditionnels. Chacune comprend un balcon ou une terrasse donnant sur le golfe Persique,

Le Marsa Malaz Kempinski, The Pearl – Doha comprend 11 restaurants gastronomiques et salons servant une variété de cuisines authentiques. Parmi ceux-ci, le « Al Sufra » particulièrement apprécié pour sa cuisine orientale aux délicats goûts d’épices où nous avons pu apprécier les produits de la mer dont la langouste proposée par Rostom, le manager de la salle. Site : kempinski.com (L’hôtel est aussi proposé à la vente sur booking.com)

*** MERCI à Sihem Souid, Directrice d’Edile Consulting, et à sa collaboratrice Eva, pour l’organisation de ce reportage et merci aussi à tous les Qataris, femmes et hommes, qui nous ont accueillis avec leur hospitalité légendaire !


Reportage Texte/Photos : Dany Antonetti (Octobre 2018)


TOUT SAVOIR SUR LE QATAR…

FICHE D’IDENTITE :Superficie : 11.571 km², soit à peine la taille de l’Île-de-France. – Population : 2.314.307 (estimation 2017), dont moins de 300.000 nationaux (12,5% !), les autres étant pour l’essentiel des travailleurs d’Inde (18%), du Pakistan (18%), d’Iran (10%) ou d’ailleurs dans le monde (14%). 

 – Religion : les deux tiers (67,7 %) de la population sont musulmans. L’islam, religion d’État, est enseigné dans les écoles publiques. Les wahhabites dominent malgré la présence d’une communauté chiite iranienne (environ 10%). – Doha et ses banlieues regroupent près des trois quarts de la population du pays (1,45 million d’habitants).

– Indépendance du Qatar : 3 septembre 1971 (ex-colonie britannique).

– Régime : monarchie héréditaire. Le premier ministre et le vice-premier ministre sont nommés par l’émir. – Chef de l’État : l’émir Tamim ben Hamad Al Thani (né en 1980) a succédé à son père en juin 2013. Très sportif, fan de foot et de tennis, c’est lui qui a obtenu l’organisation de la Coupe du Monde 2022 alors qu’il n’était encore que Président du fonds Qatar Sports Investments. Il est parfaitement francophone et c’est donc « chic » de parler français !

Mosquée de Katara

Chef du gouvernement : Abdallah ben Nasser ben Khalifa al Thani depuis juin 2013 ; il a aussi la casquette de Ministre de l’Intérieur et est cousin au 3e degré de l’émir, président du comité pour la Coupe du Monde 2022 et… propriétaire du club de foot de Malaga ! 


Qu’est-ce que la Qatar Foundation ?

Une organisation à but non lucratif (créée en 1995) qui aide le Qatar à diversifier son économie et à développer les talents des futures générations grâce à une instruction de qualité qui prend en charge les enfants dès leur première année de vie jusqu’à l’université. Par exemple, depuis 2010, il y a même une section de HEC Paris pour les étudiants Qataris ! A l’issue du cursus universitaire, l’accent est mis sur la recherche et le développement (comme celle de l’hôpital Sidra) et enfin le « Community Development » c’est-à-dire créer du lien au sens le plus large pour développer le potentiel humain du pays et le faire rayonner à l’international. Une grande tâche pour laquelle le gouvernement s’investit.


Et la Katara Hospitality ?

C’est un développeur, propriétaire et gérant d’hôtels de luxe contrôlé par le fonds souverain du Qatar, le Qatar Investment Authority. En 1970, la société Qatar Hotels National Company fut créée par le gouvernement dans le but de promouvoir l’industrie touristique à l’époque inexistante. Le groupe Katara Hospitality est composée d’une société d’investissement ainsi que d’une société de gestion hôtelière, Murwab Hotel Group, créée en 2015. Elle est propriétaire de 34 des plus prestigieux palaces au monde localisés dans 12 pays différents dont 4 en France (Paris : Buddha-Bar Hotel, Royal-Monceau et The Peninsula ainsi que le Carlton de Cannes). Pour nous, la Coupe du Monde est un challenge, dit notre interlocuteur, et nous espérons que les gens qui y viendront auront envie de revenir… Nous voulons nous définir comme une destination « Famille » en matière de tourisme avec la création de projets tels que zoos, parcs nautiques, aquariums…

Le Forum International de Doha 2018

Il se tiendra au Sheraton de Doha les 15 et 16 décembre prochain. Son but ? Etre une plateforme de dialogue et de réflexion dans un monde qui change. Nous avons rencontré Lolwah Al-Khater porte-parole du Ministre des Affaires Etrangères du Qatar qui nous a expliqué la volonté de communiquer du pays à travers ce forum annuel qui se déroule  depuis 2000. “Ce monde, dit-elle, n’a jamais été aussi connecté mais paradoxalement aussi fragmenté. Les discussions s’orienteront autour de 4 thèmes centraux : la sécurité, la paix et la diplomatie, le développement économique et la mutation des sociétés”… Vaste programme dans le contexte actuel…


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