Vallée de la Maurienne : Un nouveau Royaume VTT!

 

En Savoie, la large Vallée de la Maurienne (longue de 125 km) a un long passé transalpin. Une partie est intégrée au Parc National de la Vanoise dans la continuité du Parc National Italien du Grand Paradis. Elle est traversée par la rivière de l’Arc et particulièrement appréciée par les amateurs du Tour de France avec ses cols mythiques : Galibier, Iseran, Mont Cenis ou encore La Madeleine… au total 11 géants à gravir ! L’hiver, ce sont dix-neuf villages-stations qui vous y attendent.

Nous, c’est plutôt le VTT qui nous amène ici, à l’invitation de Maurienne Tourisme. Toutes les stations ouvrent leurs remontées mécaniques aux VTT et les guides de montagne ont optimisé de magnifiques parcours descendants. Pour les amateurs de DH ce n’est certes pas la meilleure adresse, par contre, pour les amateurs de All Mountain et d’enduro,  quel plaisir ! Nous avons testé…

St-Jean-de-Maurienne, capitale de la Vallée depuis le 6ème siècle

Arrivée en gare de St-Jean-de-Maurienne. C’est la ville la plus importante de la communauté de communes “Cœur de Maurienne” et le point de départ de mon excursion. “Maurienne Tourisme” a concocté un programme  harmonisant sport et culture !

Première étape : visite de l’Evêché qui abrite, aujourd’hui, le Musée du Costume. On y découvre les habits traditionnels de la vallée, village par village, et les objets de la vie quotidienne de naguère. Bénédicte, responsable du musée, nous explique que les femmes devaient être très vaillantes pour porter ces robes.  Objet insolite :  la magnifique roulette du dentiste !

cathédrale Saint-Jean-BaptisteEn face de l’évêché, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste abrite les reliques de trois doigts du Saint rapportés – suivant Grégoire de Tours – d’Alexandrie (Egypte) vers 550 par Sainte Thècle. L’église fut construite à cette époque pour protéger le précieux reliquaire. Ces fameux doigts auraient baptisé Jésus !  Ils sont présentés une fois par an, le 1er jeudi du mois d’août, jour de la “Fête du Pain”.

On retrouve aujourd’hui comme symbole ces trois doigts notamment sur tous les clous qui parcourent la ville. Accompagnés d’un audio-guide, ces clous vous feront découvrir les trésors cachés de St-Jean-de-Maurienne.

Le cloître gothique

À propos de trésor caché, le cloître gothique en est un bel exemple. La galerie qui l’entoure, encourage à la méditation. Entre nous, c’est un peu son rôle…

Cloître gothique St-Jean de Maurienne

Dans la galerie qui entoure le cloître,  une petite porte, ouverte par le guide, permet de découvrir, sous le choeur roman, la crypte mise à jour en 1960.

Après les monuments, il ne faudra pas oublier de faire un selfie devant le plus gros Opinel du monde. Celui-ci se trouve sur la route d’Albiez. Il mesure 3,87 m, le manche est en aluminium et la lame en acier inox poli. Pour tout connaître sur l’histoire de ce petit couteau mythique, vous pouvez y visiter le musée Opinel. Site : opinel-musee.com

CARNET DE VOYAGE : BONS PLANS

Je m’installe pour deux nuits dans la Maison d’Hôtes de Véronique et Freddy idéalement située à 5 minutes à pied du centre-ville. Ici, un certain nombre d’établissements ont signé une charte «Qualité Cyclo Maurienne ». Bien sûr, mon hébergement en fait partie. Un petit déjeuner montagnard copieux servi avec le sourire est parfait pour attaquer la journée !

Adresse : 437, rue de la Libération, 73300 Saint-Jean-de-Maurienne

Deuxième jour : c’est parti pour une belle boucle à VTT

Après un bref transfert, arrivée à la station« Le Corbier » construite dans les années 60.  Une multitude d’activités d’été sont proposées à faire en famille ou pour occuper celle-ci pendant que vous allez dévaler les pentes du site !

Mon guide, Mickaël (au centre de la photo) m’attend pour me faire découvrir son terrain de jeu. L’option VTT à assistance électrique est choisie : nous nous préparons pour 2.800 m de dénivelé et 43 km de balade. Même avec un VTTae cela devrait faire chauffer les cuisses… C’est parti pour ma première ascension : la station se trouve à 1.550 mètres d’altitude et nous allons atteindre la pointe de l’Ouillon à 2.432 mètres en passant par la Toussuire et la tête de Bellard. Mais avec un VTTae, c’est une promenade ! La première récompense est, sans conteste, cette vue dégagée et grandiose sur l’ensemble des massifs à la pointe de l’Ouillon…

Après une descente vertigineuse, nous arrivons à Saint-Sorlin-d’Arves où l’église, située au centre du cimetière communal, porte sur ses murs extérieurs de nombreuses couronnes mortuaires en métal. Etrange !

Petite pause photos… Nous repartons pour rejoindre St-Jean d’Arves puis Villarembert point final de la boucle.

Voici, ci-dessous, le résumé en vidéo de cette jolie boucle. Il est 14 heures quand nous rendons les vélos à la boutique La Glisse. Merci à Mickaël du Bureau des Guides et Moniteurs Cyclistes français pour cette magnifique balade. Au vu de mon expérience, il reste encore beaucoup à explorer et en VTTae, c’est fantastique : même les murs deviennent amusants à attaquer !

Les activités d’été de la Vallée de la Maurienne

Après le déjeuner, c’est reparti pour jouer au touriste accompagné du représentant de « Maurienne Tourisme ». Pour l’instant, je ne vous en dis pas plus sur cette personne parce que le deuxième jour sera, je pense, une journée inoubliable. Mais en attendant, je profite de sa connaissance parfaite de la région et des activités disponibles. On retrouve celles liées à la montagne : randonnée, vélo de route, VTT, escalade… Mais, la Vallée a aussi mis en place des activités connexes comme les courses d’orientation, les chemins historiques et de découverte, les chasses au trésor… En attendant de découvrir certaines de ces activités, nous allons faire une pause pour clôturer la journée chez un artisan du cuir bio “Le Rembertin” qui propose des ateliers de fabrication traditionnelle de pièces de maroquinerie.

 

CARNET DE VOYAGE : BONS PLANS

Artisan du cuir à Villarembert. Création de sacs, ceintures. Fabrication traditionnelle de maroquinerie et initiation à la fabrication de petits objets, sur réservation. Toute l’année, tous les jours.

Adresse : ATELIER DU CUIR – LE REMBERTIN, Atelier Chalet Fébronie, 73300 VILLAREMBERT
Téléphone  : +33 (0)6 01 11 28 81

Après la visite de l’atelier, on repart en passant par les petits villages qui nous séparent de Saint-Jean-de-Maurienne. Je prends congé de mon guide de « Maurienne Tourisme » rendez-vous pris pour demain matin à 8 heures.

A l’heure du dîner, la table d’un petit restaurant nouvellement installé sur la commune de Saint-Jean-de-Maurienne m’attend. Je découvre “Le Gavroche”, restaurant gastronomique comme on les aime et qui va me permettre de reprendre des forces ! Site : restaurant-le-gavroche.com

Troisième jour : randonnée, via ferrata et tyrolienne !

Comme prévu, après le petit déjeuner chez Véronique et Freddy, mon guide arrive à l’heure comme une montre suisse. Nous avons rendez-vous avec Virginie, guide de montagne qui gère le chalet de la Croë un refuge proche de Albiez-Montrond. Site : lechaletdlacroe.fr

Le parking est le point de départ d’une des nombreuses promenades savoyardes de découverte. Le chemin, très familial, est ponctué d’informations écrites et audio. Nous allons randonner sur le site naturel des Aiguilles d’Arve.

Tout en marchant, Virginie m’explique que  son compagnon – ingénieur en génie électrique – et elle-même, ont imaginé un chaînon manquant dans le développement du VTTae. Le plus important dans les randonnées en VTTae est l’autonomie et dans les refuges de montagne le 220 volts est plutôt rare.  Ils ont donc fabriqué une borne de recharge solaire pour recharger en mode rapide deux VTT en même temps. Je reprendrai contact avec ce couple pour en savoir plus. Aujourd’hui donc, le 220v est disponible pour recharger vos batteries dans ce refuge en attendant que cette innovation se répande dans les autres refuges.

Avant de quitter nos hôtes, nous profitons des talents de cuisinière de notre guide en dégustant des crêpes aux produits du terroir. Je recommande avec gourmandise les limonades bio et les crêpes au Bleu de Bonneval et au jambon de Savoie !

Une liaison en voiture rejoint, près d’Aussois, la via ferrata du Diable ! C’est là que vous allez découvrir qui me guide à travers la vallée… La via ferrata du Diable est en accès libre: vous pouvez louer le matériel nécessaire dans les boutiques locales ou vous adresser directement au bureau des guides d’Aussois. Au programme, mon guide a choisi la Descente aux Enfers et la Montée du Purgatoire, l’un des sept tronçons disponibles sur le site. On commence par une descente au fond des gorges de l’Arc, sans trop de difficulté. Ça se complique pour devenir athlétique juste avant l’impressionnante passerelle des Enfers. La Montée au Purgatoire s’élève alors dans une belle paroi de quartzite et s’achève en longeant la cascade du Nant. Je vous laisse regarder en images le paysage !

C’est le moment ! Je vais vous parler du représentant de Maurienne Tourisme. En fait, c’est la représentante ! Elle m’a préparé ce programme vraiment sympa. Par contre, dans le programme, il y avait l’option tyrolienne de 640 mètres où elle avait prévu de se défiler. Vous devinez ce qu’il s’est réellement passé ? Bravo à Florence qui a osé me suivre, même avec son vertige. On a mérité une petite bière non ? Florence est la Directrice de Maurienne Tourisme. Merci pour sa disponibilité tout au long du séjour.

Après cette petite pause, nous rejoignons le refuge de l’Orgère aux portes du Parc National de la Vanoise. Pour clôturer la journée, petite balade sur le sentier Nature tout proche. C’est un sentier familial, dix tables de lecture renseignent sur le paysage, la géologie du vallon, la faune et la flore. Le temps nous a finalement manqué et il est déjà l’heure du repas au refuge. Je prends congé de Florence, rendez-vous pris pour 8 heures le plus en forme possible. Demain, c’est journée VTT.

Du VTT Assistance Electrique au VTT traditionnel

Le but du séjour est la découverte du potentiel VTT. Nous allons utiliser les remontées mécaniques d’Aussois pour être sur un parcours descendant afin de rejoindre notre prochaine étape. Joris, moniteur cycliste français l’été et pisteur secouriste l’hiver, sera mon guide.

La piste bleue  “Evita Carnéa”, m’a permis de prendre en main le vélo de location. Le parcours, très agréable, est presque complètement dans le sous-bois. Cette piste porte le nom d’une plante protégée qui est au centre des discussions sur le développement du VTT. En effet, l’impact sur cette plante est en cours d’étude et l’extension et la multiplication des pistes dépendra du résultat des recherches.

La descente de la piste est ponctuée de modules en bois avec systématiquement un échappatoire. Cette piste est vraiment accessible en plus d’être particulièrement ludique.

Au milieu de la deuxième rotation, on change d’itinéraire pour rejoindre une anomalie géologique connue sous le nom du Monolithe de Sardières. Au milieu de la forêt se dresse une aiguille de 93 mètres sur un axe vertical relativement droit. C’est l’érosion subie sur le site qui, avec le temps, a débarrassé ce rocher dolomitique, compact et dur, des roches moins résistantes qui l’entouraient.

Attention le Monolithe de Sardières est dans le Parc National de la Vanoise. Seuls deux itinéraires sont autorisés à VTT. Il faut jouer le jeu : ce n’est qu’à 20 mètres du sentier VTT.

La pause photo finie, direction Aussois pour reprendre des forces. Joris me fait découvrir une petite épicerie très exotique “La Petite Italie” qui fait aussi traiteur. Le plus difficile est de se décider. Le choix impressionnant de produits disponibles en fait une adresse incontournable. On sent que la patronne aime les produits nobles et rares. N’hésitez pas à la questionner sur sa collection d’épices : vous comprendrez !

Après avoir sélectionné deux ou trois produits, on s’installe sur la terrasse du bar “La cave de Père Fressard” près de la fontaine d’Aussois pour profiter d’un smoothie aux fruits, idéal pour faire le plein de vitamines. Le plus dur reste à faire…

Il est temps de repartir, nous avons rendez-vous à Val-Cenis Bramans au Relais de la Diligence à 16 h 30. Le sentier longe et traverse une série de cinq fortifications appelées la Barrière de l’Esseillon ou Forts de l’Esseillon. Construites entre 1814 et 1834  sur un verrou rocheux fermant la vallée de la Maurienne en amont de Modane, ces fortifications avaient pour rôle de protéger la partie cisalpine du royaume de Sardaigne d’une éventuelle invasion française. Quatre forts et une redoute portent les noms de membres contemporains de la Maison de Savoie. Les Forts Victor Emmanuel le plus grand, Charles Albert jamais achevé, Charles Félix partiellement détruit en 1860 sur ordre de Napoléon III et Marie-Christine, le plus élevé et le plus proche du village d’Aussois transformé en refuge. La redoute Marie-Thérèse abrite un restaurant. Inoubliable :  la traversée du Fort Victor Emmanuel qui peut se faire à vélo, chose très rare de nos jours.

Après être descendus sur le pont du diable, il va falloir remonter pour découvrir la redoute Marie-Thérèse isolée sur la rive gauche de l’Arc.

Il n’y a plus qu’à rattraper le “Chemin du Petit Bonheur” qui commence à Modane et se dirige vers Bramans. Cerise sur le gâteau, le chemin est parfaitement balisé par la FFC (Fédération Française de Cyclisme). Pour la partie que j’ai explorée, ce chemin est facile même balisé en rouge. Il n’y a aucune difficulté. Il est agréable, en grande partie sous les arbres et régulièrement traversé par plusieurs ruisseaux, ce qui, avec la température de ce milieu d’après-midi, est rafraîchissant. Je vous laisse regarder les plus beaux moments de cette journée dans la vidéo ci-dessous.

 

Nous arrivons bien en avance à notre rendez-vous. Le temps de découvrir l’espace “pumptrack” de Val-Cenis Bramans. Un pumptrack ? C’est un parcours de bosses et de virages qui permettent de faire le tour de celui-ci sans pédaler. Cela demande un peu de technique, par contre c’est très fun une fois maîtrisé.

Il est temps de rejoindre le “Relais de la Diligence” la Maison d’Hôtes qui m’hébergera ce soir. Debriefing autour du verre de l’amitié à la brasserie locale avec ceux qui ont oeuvré pour que cette journée VTT soit une réussite : Joris, le guide, Florence de Maurienne Tourisme, Nadia de l’Office de Tourisme de Haute Maurienne Vanoise et mon hôte, Françoise.

Brasserie d’Oé : Bière locale bio de la Vallée de Maurienne

La Vallée de la Maurienne compte un certain nombre de petites brasseries. Parmi celles-ci, la Brasserie Artisanale d’Oé créée par trois amis en 2015. Un atout pour une bonne bière ? L’excellente qualité de l’eau ! Elle est non filtrée comme vous pouvez le voir sur la photo ci-contre. Je conseille le détour !  On y apprend tous ses secrets de fabrication et cela finit par une bonne dégustation ! Site : bieredoe.fr

La journée se termine, il est temps de rejoindre mon hébergement et sa table d’hôtes. C’est la dernière fois que je vais solliciter Florence car demain, elle passe le relais à Nadia pour ma dernière matinée.

CARNET DE VOYAGE : BONS PLANS

Chambres d’Hôtes “Le Relais de la Diligence

Il faut vraiment s’arrêter pour découvrir cette belle adresse. On est devant une grande maison qui cache bien ses secrets à l’intérieur. A l’arrière, le jardin offre une vue magnifique.  À l’intérieur avec presque 500 m² de surface, vous ne serez pas à l’étroit. La décoration y est soignée. D’ailleurs, Françoise – qui gère la maison seule – cherche un repreneur pour passer le flambeau.

Adresse : 559 Route Napoléon – Les Glières – 73500 BRAMANS Parc de la Vanoise
Téléphone : +33 (0) 479 203 099

La grotte des Balmes et la fabrication du Beaufort

Nadia sera ma guide ce matin : on ne peut pas quitter la région sans visiter une fromagerie et sa cave d’affinage ! A l’Office de Tourisme de Solliers, un petit musée a été installé pour résumer les trouvailles issues de la grotte des Balmes. La grotte se trouve à 150 m au-dessus du niveau de l’Arc, elle domine la vallée et le village de Val-Cenis Sollières Sardières. Jadis utilisée comme cave à fromage, des spéléologues amateurs y ont découvert des poteries en 1972. On apprend que la grotte était occupée depuis 3.000 ans à partir du Néolithique (3.600 ans av. J.-C.) jusqu’à la fin de l’Âge du Fer (750 av. J.-C.).

La Coopérative Laitière de Haute-Maurienne-Vanoise fabrique le Beaufort, roi des fromages de vache et star incontestée de toute la région. Dans trois grandes cuves de cuivre sont brassés 4000 litres (par cuve) de lait cru tout juste filtré. Un mélange subtil du lait refroidi de la traite de la veille et le lait chaud de la traite du matin. Il faut toute cette quantité de lait pour fabriquer 8 meules. 500 litres de lait sont nécessaires pour faire une meule de Beaufort de 45 kg !

Le lait est chauffé à 33 °C puis sous l’action de la présure, il passe progressivement de l’état liquide à solide en  25 à 30 minutes. Il faut 2 litres de présure traditionnelle. C’est un fromage à pâte cuite. Le tout est chauffé progressivement à 53/54 °C. À cette température, le lait caillé est cuit pendant un temps déterminé par l’expérience du fromager. Une fois débarrassé du petit lait, le futur Beaufort est placé à décanter dans une toile cerclée de manière traditionnelle. Il faudra 5 mois d’affinage minimum en cave avant que celui-ci se retrouve sur l’étal de votre fromager.

Proche de la fromagerie, une petite boutique d’artisanat local mérite la visite : « Le Pin Sambro ». Vous y trouverez certainement un souvenir à ramener parmi les  petits objets de décoration sculptés dans le bois de pin blanc de la Vallée de la Maurienne et du Parc de la Vanoise.

Toujours sur le même trottoir, il faut visiter la cave d’Anouchka, vous y ferez la rencontre d’Anouchka qui est à la fois éleveuse, fromagère, fileuse de laine… et charcutière. Elle mérite, à elle seule, l’arrêt dans sa boutique !

Le séjour s’achève en Gare de Modane et son Muséobar qui raconte le passé franco-italien de la ville. Modane fut une gare internationale et une frontière très importante pour les échanges européens. La ville devint française en 1960. A la même époque, le tunnel routier du Fréjus qui la relie à l’italie était percé. Modane passa alors de 900 habitants à 6.000, mi-Français, mi-Italiens.  L’ambiance des cafés pendant 150 ans y est retracée au son des pianos mécaniques de facture locale piémontaise. Un beau retour en arrière pour comprendre l’importance du lieu – au cours des 19 et 20ème siècles – pour tous les candidats à l’immigration et une conteuse passionnée, Claudine, conservatrice du musée. A ne pas rater !

 

Je quitte Modane la tête pleine de souvenirs ! Cette belle vallée offre tant de potentialités… Côté hébergement, un large éventail pour tous les budgets : des  relais ou  refuges (dortoirs) jusqu’aux 4 étoiles avec piscine et Bassin Norvégien en passant par de très belles maisons d’hôtes. Côté activités :  randonnée, VTT, vélo pour attaquer un col, remontée de rivières et de torrents, chemin “Découverte”, chasse au trésor et course d’orientation… tout ce qu’il faut pour profiter d’un séjour estival à la montagne… Ajoutons le côté culturel :  musées, sites historiques… Autant de raisons de se décider, en dernière minute, et d’y aller vite faire un tour cet été !


Textes et Photos/Vidéos : Patrice Branchereau


  • MERCI à l’équipe touristique de la Maurienne et de la Haute-Maurienne Vanoise, Florence et Nadia et aux deux guides de montagne, Mickaël et Joris ! Merci à Florence de Maurienne Tourisme et à Dominique d’Alternative Média pour la logistique du reportage. Rendez-vous est pris pour la version hivernale !
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