CroisiEurope au fil de la Loire

Il y a déjà 4 ans que le MS Loire Princesse glisse sur les eaux du plus long fleuve de France ! En effet, ce bateau à roues à aubes bénéficiant des meilleures technologies du 21ème siècle est sorti des Chantiers Navals de Saint-Nazaire comme les plus prestigieux des grands paquebots ! Aucun bateau de croisière avec cabines n’a jamais navigué sur la Loire : nous avons testé cette exclusivité CroisiEurope !

Inédit dans sa conception pour être adapté au « Fleuve des Rois », le navire (90 mètres de long pour 15 m de large) dispose de 3 ponts et 48 cabines avec vue extérieure et larges balcons sur le pont supérieur. Décoration contemporaine, bar et restaurant conviviaux, pont-solarium avec transat offrent aux croisiéristes tout le confort d’une unité moderne. MS Loire Princesse est, par ailleurs, labellisée « Green Ship » grâce à son respect de l’environnement.

Notre itinéraire (voir le tracé ci-contre) empruntera les parties de Loire navigables (53 km) jusqu’à l’estuaire où elle se jette dans l’Océan Atlantique : Nantes où l’influence océanique se fait déjà ressentir, Saint-Nazaire, Ancenis et retour à Nantes. Embarquement immédiat !

Un équipage de 35 personnes…

Daniel Salingrod commande le MS Loire Princesse depuis janvier dernier. Né au Havre, il navigue sur CroisiEurope depuis 2000 avec les galons de Commandant depuis 2004. Il a posé ses valises dans le petit village d’Ancenis où, dit-il, on arrive toujours au bénéfice des marées ! « La Loire reste un challenge, même pour un bateleur de la 7ème génération comme moi : le chenal est souvent étroit mais heureusement que le bateau a un faible tirant d’eau et les roues à aubes détruisent moins les fonds ». Tous les navires de la compagnie battent pavillon français, poursuit-il fièrement !

Julien Lux, le Capitaine Bordelais, navigue aussi sur la Loire depuis le début de l’année. « Au plus bas de la navigation, dit-il, nous avons eu 1,30 mètre de profondeur seulement d’où l’obligation de renoncer à certaines escales…  Avec le radar et notre expérience nous glissons en toute sécurité ».

Commissaire de Bord, Pedro  Crespo est Portugais (Lisbonne) : « Je suis sur CroisiEurope depuis 6 saisons toujours sur la Loire. J’étais, avant, directeur hôtelier en France et au Portugal. L’idée de travailler un mois et demi et d’avoir 20 jours de congé m’a séduit. C’était un challenge pour moi de changer de vie, fallait s’adapter à cette clientèle internationale (10 nationalités au cours de notre semaine) parfois bizarre comme ce passager faisant sa gym en maillot de bain sur le pont avec un thermomètre affichant 3 degrés ! A la fin de la saison, nous nous réunissons entre commissaires pour savoir qui veut changer de décor… ».

Alicia Exposito venue de Savoie est la bienveillante animatrice du MS Loire Princesse : «  Je travaille sur CroisiEurope pour la 3ème saison. Après une licence de littérature espagnole et un an à l’étranger, je me suis remise aux études pour un BTS hôtellerie. J’ai fait mon stage de formation sur la Seine et CroisiEurope m’a proposé un CDI. Etre fixe sur un bateau demande une organisation spéciale. J’adore mon métier et vais entreprendre la formation de « Commissaire de bord ». Evidemment, après j’aimerais aller en Espagne ! ».

Arnaud Lécossais, Normand d’origine, est le Chef à bord : « Les menus sont réfléchis à l’avance par un « Super Chef » qui détermine leur composition. Il y a 7 ans que je navigue sur la Seine (Il est sur la Loire pour un remplacement) mais j’ai aussi fait Rhône, Danube, Rhin… et rencontré mon épouse hongroise sur un bateau ! Bien que les cuisines soient plutôt petites, leur équipement de haute technologie nous permet de faire face aisément à environ 200 repas quotidiens (auxquels s’ajoute le petit-déjeuner ).

Et les journées se succèdent au fil de l’eau, une vie sur un fleuve pas si tranquille… mais que nos marins d’eau douce savent parfaitement gérer… Toutes les visites sous une chaleur accablante rendent encore plus accueillant le retour sur notre beau bateau !

Nantes, port d’attache du MS Loire Princesse

Nantes : le château des Ducs de Bretagne

Le MS Loire Princesse est amarré au Quai de la Fosse, à côté du pont Anne de Bretagne. L’occasion, dès le premier jour, d’explorer cette ville « Verte » (Nantes fut capitale verte de l’Europe en 2013) célèbre pour son tramway (1er réseau de France avec 40 km) et ses bords végétalisés ; ses 400 km de pistes cyclables ; son château des Ducs de Bretagne (13ème siècle) devenu un musée d’histoire  où l’on apprend que la ville s’enrichit avec les importations des colonies et devint un port colonial. Un parcours très intéressant est proposé sous différentes thématiques (Site : chateaunantes.fr)

L’île de Nantes : une friche industrielle aménagée

« Les Machines de l’île » est une exposition dynamique de machines extraordinaires inspirées de Jules Verne (hommage au plus célèbre citoyen de la ville !) créée en 2012 après la fermeture des chantiers navals (1987). Les coauteurs François Delarozière et Pierre Orefice sont issus du spectacle de rue et des scénographies urbaines d’Europe. Les 36 machines sont autant d’oeuvres d’art comme ce gigantesque éléphant qui déambule dans le parc avec 50 passagers ! Mais l’imaginaire ne s’arrête pas là : les concepteurs préparent « L’Arbre aux Hérons » qui sera opérationnel en 2022 !

Le Carrousel des Mondes Marins est un théâtre à 360 ° où d’étranges créatures marines  tournent dans un gigantesque aquarium mécanique sur 3 niveaux. Au sommet du carrousel on retrouve les animaux de la terre mais en créatures chimériques : chevaux à corps de poissons, tortue, bateau… Les machines sont interactives et chacun devient marionnettiste !

Nantes : la Place Graslin avec son théâtre à colonnades inspiré des temples grecs. L’un des théâtres 18ème de France mis en valeur par la forme de la Place.
Nantes : le Passage Pommeraye, une galerie marchande édifiée en 1843 à 3 niveaux offrant une quarantaine de boutiques et des espaces privés.

Voguer vers Sucé-sur-Erdre

Abandon momentané de notre navire pour une croisière sur l’Erdre, selon François 1er « la plus belle rivière de France ». Une rivière, site classé, de 100 km de long mais navigable sur 28 km seulement avec, en moyenne, 2,50 mètres de profondeur. Le cours d’eau est aménagé depuis le 6ème siècle avec barrages et écluses ! Au début du 19ème Napoléon fait creuser le canal de Nantes à Brest incluant des morceaux de l’Erdre. La balade bucolique s’achève à Sucé-sur- Erdre à 18 km au nord de Nantes, célèbre pour la signature de l’Edit de Nantes par Henri IV.

Saint-Nazaire : A bord du Normandie à l’Escal’Atlantique

Situé dans l’ancienne base sous-marine du port de St-Nazaire, ce Centre d’Interprétation associe un parcours scénographique et des objets de collection. Le 29 Mai 1935, le  Normandie quitte le Havre pour son 1er voyage à New-York.  Construit par les Chantiers de l’Atlantique à St-Nazaire  il entre dans la légende des grands paquebots… Nous aussi : d’abord on longe un couloir de cabines puis on se retrouve sur le pont à voir flotter des icebergs… De 1820 à 1925, soixante millions d’européens émigrèrent par bateau en quête d’un eldorado : ils choisissaient le« one way ticket » pour New York… Tout cela est remarquablement mis en exergue dans ce musée moderne et interactif qui s’étend sur trois niveaux. Site : saint-nazaire-tourisme.com

Les Chantiers Navals de l’Atlantique

L’estuaire de Saint-Nazaire abrite les Chantiers de l’Atlantique réputés notamment pour la construction de paquebots transatlantiques (Normandie, France…) ou de croisière (Sovereign of the seas, Queen Mary2…). De 1860 à 1970 ils y ont été construits. On visite ce site industriel  démesuré (108 hectares) où se dévoile toute la haute technologie mise en œuvre, aujourd’hui, pour réaliser ces géants des mers. On y voit le MSC Grandiosa, en achèvement de construction. Il devrait être lancé en novembre prochain ! Ce sera le 6ème plus gros paquebot du monde. 3000 salariés et 8.000 avec les sous-traitants y travaillent… Démesuré !

Clisson, dans le vignoble  Nantais

La ville est aussi connue comme « Clisson l’italienne” à cause de son architecture inspirée du modèle toscan. Au 14ème siècle, les Marches de Bretagne sont la frontière entre Bretagne et France. Le château, sur son promontoire granitique, est construit du 12ème au 17ème siècles. C’est une synthèse de l’architecture défensive.  Brûlé pendant les guerres de Vendée, il fut racheté par le sculpteur François-Frédéric Lemot  qui en fit la « fabrique monumentale » du paysage romantique.

Clisson : le pont de la Vallée sur la Sèvre, date du 15ème siècle. C’est un pont en granit présentant six voies d’eau et cinq arches de dimensions inégales.

Le Château de Cassemichère, domaine du Muscadet

A 15 km de Nantes, à la Chapelle-Heulin, le vignoble du Château de Cassemichère est le berceau du Muscadet depuis 1740.  A noter que le nom de « Muscadet » est l’unique appellation contrôlée de France portant le patronyme d’un cépage et non celui d’un lieu géographique  ! Le Muscadet est distribué, aujourd’hui, dans  117 pays mais a des origines anciennes : né en Bourgogne, il fut implanté par des moines dans le pays de Loire. Vin blanc sec, léger, fruité et bouqueté il utilise uniquement le cépage « Melon de Bourgogne ». Philippe Ganichaud (notre photo) a repris les commandes de l’exploitation depuis 2007 assisté par son maître de Chaix, Gérard Secher qui oeuvre sur le domaine depuis 1982. Les vins sont élaborés en respectant la vinification « sur lie » traditionnelle du Muscadet. Les autres productions du vignoble (uniquement des blancs) utilisent aussi Chardonnay et Gamay. Site : chateaucassemichere.com

Ancenis, sur sa butte de schiste

A 35 km de Nantes, Ancenis est bâtie dès le 1er siècle sur une île dont on peut encore distinguer les contours. Les quais démontrent l’importance passée du trafic portuaire sur la Loire. La cité fait partie des Marches de Bretagne. Le château d’Ancenis, avec d’autres forteresses de la région, a soumis sa candidature à une inscription sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco.


Petit aperçu des châteaux de la Loire…


L’association « Les châteaux de la Loire » réunit 79 châteaux et jardins d’exception : châteaux royaux ou familiaux… Tous joyaux du « Val de Loire » site classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Tous autant attractifs et captivants pour le visiteur… Au cours de nos excursions, nous avons pu en découvrir quatre ! Site : leschateauxdelaloire.org

Dormir au château de Brissac !

Le château de Brissac, à quinze kilomètres d’Angers est, depuis 1502, la propriété et la résidence des ducs de Brissac. Aujourd’hui, Charles-André de Cossé-Brissac qui succède à son père depuis 1986, est le 13ème descendant de la lignée : il organise la vie autour de son château en véritable chef d’entreprise proposant même l’expérience d’une nuit sur place à des hôtes prêts à investir dans une suite de légende ! Brissac est le plus haut château de France : avec 7 étages et 204 pièces, il  mérite bien son surnom de “Géant du Val de Loire”. Sa façade, curieuse a gardé deux tours du 15ème siècle imbriquées dans un style 17ème. Elle s’ouvre sur un superbe parc aux essences centenaires.

A l’intérieur, des plafonds somptueux, un superbe mobilier d’époque, une galerie de 32 mètres de long tapissée d’oeuvres d’Aubusson… La chambre de Louis XIII (fils d’Henri IV) qui fréquenta le château en 1620 (à l’âge de 19 ans) et s’y réconcilia avec sa mère, Marie de Medicis ! Autre curiosité : un petit théâtre Belle Epoque, inauguré en 1890 et dédié à l’opéra ! La visite s’achève dans le cellier du château par une dégustation-vente des vins de la propriété. Anjou Villages Brissac et Rosé d’Anjou y vieillissent dans le silence des voûtes de pierre.  Site : chateau-brissac.fr

Azay-le-Rideau, posé sur l’Indre

Azay-le-Rideau fut édifié sur une île au milieu de l’Indre à l’époque de François 1er par un riche financier, Gilles Berthelot qui souhaitait concilier architecture italienne et art de bâtir à la Française. Plus tard, Honoré de Balzac compara le château à « un diamant taillé à facettes serti par l’Indre ». Depuis 1905, l’état en est le propriétaire. Il est géré par le Centre des Monuments Nationaux qui a réalisé (entre 2014 et 2017) un vaste chantier de restauration concernant le parc mais aussi le remeublement du rez-de-chaussée.

Le château d’Azay-le-Rideau éblouit au premier regard par sa silhouette se mirant dans les eaux, la finesse de sa façade dentelée… C’est l’un des modèles de l’architecture française de la Renaissance. Site : azay-le-rideau.fr

Les Merveilleux Jardins de Villandry

Jean Le Breton, ministre des finances de François 1er, a surveillé la construction du château de Chambord… il arrive à à Villandry en 1532 et fait raser l’ancienne forteresse féodale à l’exception du donjon. A la place, il fait édifier, accolé au donjon, trois corps de logis formant un fer à cheval ouvert sur les perspectives de la vallée où coulent le Cher et la Loire. Ambassadeur à Rome, il a étudié l’art des jardins et en fait élaborer à Villandry de somptueux. Site : chateauvillandry.com

Le Château d’Ussé : celui de la Belle au bois dormant 

Au fil des siècles, le château d’Ussé a eu de nombreux propriétaires puisque la première forteresse de bois fut édifiée là (en 1004) par un redoutable viking, Gelduin 1er ! Au 15ème siècle, il devint château fort puis évolua en château d’agrément au 17ème.

Le Duc de Blacas, dont la famille est propriétaire depuis 1807, propose aux visiteurs une exposition de costumes d’époque à découvrir au fil des salles particulièrement riches en mobilier, tapisseries, tableaux… Parmi les hôtes célèbres, Chateaubriand, ami de la propriétaire, la Duchesse de Duras, au 19ème siècle… Mais aussi, la légende raconte que Charles Perrault, le célèbre conteur y aurait puisé son inspiration romantique pour « La Belle au Bois Dormant » ou les bottes de 7 lieues exposées dans le grand escalier !  Site : chateaudusse.fr

  • Merci à Axel Arazkiewicz, Relations Extérieures CroisiEurope pour l’organisation de ce reportage

Reportage : Texte / Dany Antonetti – Photos / Gérard Antonetti (Copyright Juin 2019)

LES CROISIERES THEMATIQUES

CroisiEurope, c’est 170 itinéraires sur plus de 50 bateaux et sur 39 voies navigables dans 37 pays !

Animation sur le MS Loire Princesse : concert du groupe breton Stétrice

CroisiFamille en juillet et août : La formule idéale pour partir en famille : Portugal, Espagne, Italie et Rhin… Quand les parents visitent, les enfants s’amusent et bénéficient de nombreux avantages : croisière offerte jusqu’à 16 ans, supplément cabine individuelle offert, animations dédiées pour les enfants avec animateur agréé BAFA, une cabine à côté des parents (à partir de 5 ans) ou logement dans la même cabine (max. 1 enfant), des menus adaptés. Sans oublier les avantages CroisiEurope : pension complète à bord, boissons incluses aux repas et au bar, cuisine française raffinée, dîner et soirée de gala, cocktail de bienvenue…

Croisière Musicale : Le romantisme au pays de Sissi, en passant par Vienne, Melk, Bratislava, Budapest et Esztergom (23/30 octobre) à bord du MS Vivaldi.

MS Loire Princesse : les repas, un moment privilégié

CroisiVélo : les Croisières à vélo ont le vent en poupe. Itinéraires de choix, vélo à votre disposition, service de maintenance itinérant et encadrement par des professionnels. Au programme :  Le canal latéral à la Loire (7 jours/6 nuits) de Nevers à Briare (ou sens inverse) par des pistes cyclables secrètes ; La Marne avec itinéraire à vélo au départ de Paris à travers la Champagne jusqu’à Epernay ; Le canal de la Marne au Rhin de Strasbourg à Lagarde ; Le canal du Rhône au Rhin : le long des canaux entre le Doubs et la Bourgogne de Besançon à Dijon ; Le canal de Bourgogne de Dijon à Saint-Léger-sur-Dheune.

Croisières Randonnées : Entre Petites Carpates et balades citadines en suivant le Danube : croisière de 8 jours/7 nuits (30 septembre/7 octobre) ou les plus beaux sentiers de la Vénétie entre îles et lagune : croisière de 7 jours/6 nuits (11 au 17 octobre).  Toutes infos ou réservations : croisieurope.com


Innovation chez CroisiEurope :

Avec le GTL, la transition énergétique est en marche sur la Seine


Après des essais concluants pour l’utilisation du Gas-to-Liquid sur ses 3 navires sur la Seine, CroisiEurope, vient d’adopter ce nouveau carburant de synthèse. À court terme, l’ensemble de la flotte en France en sera équipé. Plus propre que le gazole non routier et sans odeur, il permet de réduire significativement la consommation et d’améliorer en conséquence le bilan environnemental. Issu du gaz naturel, le Gas-to-Liquid fait partie de la famille des carburants fossiles. Grâce à une meilleure combustion, le GTL émet bien moins de CO2, d’oxydes d’azote et de particules que le GNR (gazole non routier). Dépourvu d’aromatiques et exempt de soufre, il ne produit par ailleurs ni fumées ni odeur. Il est miscible dans l’eau et totalement biodégradable. Il est surtout utilisable dès à présent, sans investissement supplémentaire, dans tout moteur diesel. Réalisé en partenariat avec AS Energy, société d’avitaillement fluvial, ce projet est le fruit d’une étroite collaboration raisonnée tendant à développer des projets écologiques.

Le pont de Saint-Nazaire