L’île Maurice autrement

Pendant les frimas de l’hiver, il est tentant de profiter du soleil tropical de l’ancienne « Ile de France ». Outre sa douceur de vivre, elle propose toute une gamme d’activités plus ou moins originales. Découverte du Nord Est de ce petit coin de paradis.


Reportage Martine Denoune  Texte & Photos (+  Photos Reef Protection)


Située dans l’Hémisphère Sud, au large de l’Océan Indien, l’Ile Maurice a inspiré des artistes. Déjà en 1768, Bernardin de Saint Pierre, l’auteur de Paul et Virginie y a puisé son inspiration créatrice et appris la science de l’observation de la nature, au contact des plus grands botanistes et scientifiques de son temps, souvent des navigateurs curieux et intrépides. Son buste en bronze est exposé au Jardin des Pamplemousses situé à proximité de la capitale Port Louis. Mahé de la Bourdonnais en fit son domaine à partir de 1735. Le célèbre botaniste Pierre Poivre a conçu ce parc tropical en y introduisant des plantes rares et des épices. Rappelons- nous qu’au 18ème siècle, les compagnies des Indes voyageaient vers l’Asie. Comme l’Ile Maurice, baptisée alors « Ile de France » était une escale sur la route des épices, Poivre a pu se procurer des muscadiers, des girofliers, des canneliers. 

Au début du 20ème siècle, le Jardin des Pamplemousses devient le deuxième jardin botanique au monde après Kew Gardens en Angleterre. Aujourd’hui il abrite une centaine d’espèces de fleurs et cent quarante variétés de palmiers. Quatre sont originaires de Maurice : le palmier bouteille, le palmier patte-d’éléphant, le latanier et le palmiste. Sans oublier les arbres du voyageur. Ici et là, vous pouvez admirer des nymphéas aux fleurs blanches, bleues et roses. Sans oublier les nénuphars géants de l’Amazone dont les grandes feuilles flottantes au bord relevé peuvent atteindre 1,60 mètre de diamètre ! 

L’art de vivre du 19ème siècle

Pour retrouver la période coloniale, il suffit de se rendre à Mapou dans le Nord Est de l’Ile pour visiter le Château de la Bourdonnais. Construit en 1856 et habité par la famille Wiehe depuis plus de 150 ans, il a fait l’objet dès 2006 d’importants travaux de restauration afin de retrouver son cachet d’antan.  «Parallèlement à ces travaux, la Compagnie Agricole de Labourdonnais fit appel aux Français Claude Fauque et Alexandre Fruh, respectivement muséologue et scénographe de renom» nous explique le guide. Ne manquez pas les vidéos retraçant cette renaissance. Flanez sur la varangue de ce fleuron du patrimoine mauricien. La visite du domaine se veut une immersion dans l’art de vivre du 19ème siècle à l’île Maurice.

Au détour de l’allée d’Intendances menant au château, vous découvrirez l’histoire, la flore et les vergers de ce domaine. Outre des plantes endémiques, le parc recèle une cinquantaine de variétés de manguiers centenaires, des arbres à épices et de nombreux arbres fruitiers exotiques. A deux pas, à « La table du Château »,  le chef italien Fabio de Poli s’inspire des anciennes recettes de famille et privilégie les légumes et les fruits. Cette cuisine aux saveurs typiques, attire de nombreux Mauriciens. Le domaine comporte également une distillerie de rhum artisanal.

Le marché de Flac

Ce rendez-vous bi-hebdomadaire se déroule toute la journée le mercredi et le dimanche. Moins touristique que celui de Port Louis, il mérite un détour pour savourer par exemple des ananas Victoria. Pré-découpés, ils peuvent se consommer sur place. Ou encore les pistaches -comprenez les cacahouètes – salées ou sucrées ou mélangées avec d’autres fruits secs.

C’est l’occasion de constater la diversité de la population locale. Les Franco-Mauriciens, d’origine française et parlant le français (entre 2 et 3 % de la population de l’île Maurice) côtoient différents groupes ethniques : indiens majoritaires (68%) dits indo-mauriciens à majorité hindoue (51%) et la minorité musulmane. Quant-aux chinois, dits sino-mauriciens, ils sont de religion catholique pour la plupart. Le créole mauricien continue de relier les cultures. Bien que la langue officielle de l’Ile Maurice soit l’anglais, le français reste courant. En particulier dans le commerce et dans les hôtels.

Un sentier sous-marin au Radisson Blu

Destinations courues, les récifs coralliens abritent des milliers d’espèces tropicales dans des paysages sous-marins pleins de vie. Ils forment un écosystème particulièrement diversifié. Seul hic, à Maurice comme souvent ailleurs, les coraux ont tendance à perdre leurs couleurs vives. « Avec le changement climatique et les activités nautiques, les barrières de corail ont tendance à blanchir » constate  Reef Protection. Avec les hôtels Radisson Blu, Poste Lafayette et Radisson Blue Azuri implantés dans le Nord Est de l’Ile, cette ONG lance des projets pour un développement durable en tenant compte de l’aspect social, environnemental et économique.

À travers ses actions écologiques, ces deux hôtels 4 étoiles, distants de seulement quelques kilomètres mettent l’accent sur le tourisme responsable en sensibilisant le personnel et les clients. Dans les chambres, ces derniers peuvent consulter une brochure « éducative » présentant la faune et la flore du lagon.  Ils peuvent y lire les consignes sur ce qu’il ne faut pas faire pour les détruire – comme ne pas ramasser les coquillages !

Toujours avec l’ONG Reef Protection, le Radisson Blu Poste Lafayette propose dès Noël 2019 un sentier sous-marin. Masque, tuba et palmes, voilà tout ce qu’il faudra pour faire du snorkeling sur ce sentier sous-marin. Entre le bord de la plage et la barrière de corail, vous nagerez d’une bouée à une autre : chacune d’entre elles marque la présence, sous l’eau, d’un panneau explicatif immergé, sur lequel on pourra identifier notamment des herbiers, des poissons. Au total une vingtaine de panneaux sont prévus pour ce parcours inédit à Maurice qui permettront de mieux comprendre l’environnement sous-marin .

Au Radisson Azuri, le Club Nautique propose gracieusement une sortie en bateau à fond de verre et une autre vers une plateforme immergée au milieu des eaux transparentes et turquoises. Un vrai bonheur.

Plateforme permettant de nager au-delà du lagon

CONJUGUER TOURISME ET RESIDENCE

Le village Azuri

Nombre de touristes étrangers l’ignorent : l’Ile Maurice est un havre de paix en matière d’impôts, à condition d’y établir sa résidence fiscale. Pour cela il suffit d’y passer six mois et de détenir un bien immobilier d’une valeur minimale de 500.000 dollars (soit 450.000 euros).

Là bas, des programmes immobiliers sont exclusivement destinés aux étrangers. Depuis 2013, le groupe BlueLife a pris un autre parti en lançant au Nord Est de l’Ile, à Roches Noires, le village Azuri, une opération multiculturelle. « Actuellement, un peu plus de 300 familles, mauriciennes et étrangères, y ont acquis un bien immobilier : appartement ou villa. Sur 170 hectares, ce domaine intègre  en outre un hôtel Radisson Blu 5 étoiles, des restaurants, une épicerie et depuis peu une école Montessori. Surtout il bénéficie d’un accés direct à la plage alors que le bord de mer appartient généralement à l’Etat » explique Hugues Lagesse – Senior Development Executive de BlueLife Ltd.

Ce dynamique groupe ne s’arrête pas là puisqu’il lance toujours à Azuri, mais cette fois dans le quartier Rive Droite, la commercialisation de spacieuses villas et d’appartements situés près du futur golf dont le parcours de 9 trous par 3 signature est conçu par IMG. L’initiateur du projet a préféré un golf de 9 trous moins coûteux en termes d’équipement et surtout plus commode. Un parcours de 18 trous demande plus de 4 heures alors qu’un 9 trous se joue en une heure et demie, une manière de ne pas impacter la vie familiale. Avec une rivière passant entre plusieurs trous, les golfeurs profiteront de beaux panoramas. Le parcours est de qualité, Avec un grand green et fairway, ce parcours de qualité sera doté d’un Club House. Plus d’infos sur azuri.mu/fr/