VIVRE À MONTRÉAL

L’une des images emblématiques de Montréal
est bien celle de la Tour Olympique des Jeux de 1976

pont_cartier
Le pont Jacques Cartier

Nous avons décidé de vivre à plein temps nos vies de Québécois et de s’intégrer – pour quelques semaines – au quotidien des Montréalais : sorties sportives, culturelles, soirées entre amis… Savoir pourquoi la destination est tellement prisée par nos compatriotes en mal d’exil et de nouveaux horizons !

lachine_velo
Montréal : des pistes cyclables, le Saint-Laurent et des parcs à foison !

Plus les jours passent et plus nous sommes convaincus que la société québécoise déborde d’énergie et de bienveillance envers tous ceux qui ont choisi de s’expatrier de l’autre côté de l’Océan Atlantique pour partager cette joie de vivre et cette culture nord-américaine tournée vers la francophonie et l’amour de notre langue. Ici, la « Langue de chez nous » se conjugue à tous les apports anglophones pour s’enrichir de ces expressions savoureuses qui font le délice des « parlers locaux » autant du côté de la Provence que de la Corse ou de la Catalogne… Notre parti pris était de ne pas arriver ici en « touristes » (mot que nous détestons !) mais en véritables voyageurs prêts à poser, un moment, leurs valises pour vivre, tout en partage, une vie de Québécois : le challenge est en voie de réussite !

Montréal la bouillonnante…

maison_longueuil

Notre maison (Photo ci-dessus) est située à Longueuil, de l’autre côté du Pont Jacques Cartier, dans une rue résidentielle charmante et arborée… Une maison typique de l’architecture locale avec son carré de pelouse non clôturé, son escalier de bois pour accéder aux chambres, son immense frigo, ses moustiquaires obligatoires (Les moustiques y sont redoutables : nous en avons tous les stigmates !), ses vélos au garage pour emprunter les pistes cyclables si pratiques afin d’échapper aux « congestions » (lire : trafic dense !)… Nous sommes chez Christine et François, qui eux, dans un même temps sont chez nous, en Provence, et prennent l’apéro avec Anne-Laure et Xavier, nos amis… L’idée d’échanger les maisons est bien la meilleure pour ce genre d’immersion !

le_village
Le Village, en haut de Sainte-Catherine, le quartier Gay de Montréal

Commencer un tour de Montréal à bicyclette est idéal pour prendre ses marques ! Guidés par Robert et Juli, des amis de longue date et néanmoins autochtones, nous voici pédalant au cœur de Montréal pour traverser « Le Village », le quartier gay puis arriver à Sainte-Catherine, la rue centrale où il faut « magasiner » (Faire du Shopping) à l’époque des soldes… Nous nous dirigeons ensuite vers le Jardin Botanique où se tient la sublime exposition « Mosaïcultures » (Voir article par ailleurs : http://www.grand-sud-mag.com/index.php?option=com_content&task=view&id=438&Itemid=36)

planetarium
Le Planetarium : à la découverte ludique de l’univers !

Ensuite, il faut monter à la Tour Olympique pour une vue générale de la ville puis aller voir  le nouveau Planétarium Rio Tinto Alcan (Inauguré voici 3 mois) dont les deux films d’animations transportent les visiteurs au-delà des galaxies pour les aider à appréhender l’univers.

biodome_aquarium
L’aquarium du Biodôme : un lieu particulièrement fascinant pour les enfants !

Le Jardin Botanique, le Planétarium, l’Insectarium et le Biodôme font partie d’une unité muséographique  appelée « Espace pour la vie ». Après un bref passage auprès des bébêtes, la visite du Biodôme sera un top de l’expérience.

biodome_pingouins
L’espace “Subpolaire” est aussi un must de la visite…

Au service de la nature, l’édifice met en exergue les bio-systèmes d’Amérique du Nord menacés et avec eux la faune qu’ils contiennent. Ainsi, le visiteur évolue successivement dans 4 biotypes : la forêt tropicale humide des Amériques avec tamarins, piranhas, caïmans, oiseaux colorés, chauves-souris ; l’érablière des Laurentides (porc-épic, brochet, lynx, castor du Canada…) ; le Golfe du Saint-Laurent (immenses aquariums, oiseaux migrateurs…) et les Régions Subpolaires des Côtes du Labrador et des îles subantarctiques paradis des pingouins, macareux et autres manchots royaux.

biodome_singe

Le Biodôme participe à plusieurs programmes nationaux et internationaux de conservation visant la protection des milieux naturels. Par exemple le tamarin-lion doré (Notre photo ci-dessus) ou cette étrange grenouille bleue, la Dentrobate à Tapirer. Des espaces aussi ludiques qu’instructifs destinés à tous les publics : à ne pas manquer lors d’un séjour à Montréal. Site :http://espacepourlavie.ca

biodome_castor
Le castor, animal “Star” de la forêt québécoise !

Voir « Le Prénom en Québécois » !

Nous étions en week-end à Sutton (Notre Résidence Secondaire !) quand Robert nous a proposé d’aller voir la pièce « Le Prénom » au « Théâtre Juste pour Rire de Bromont » à 40 minutes de voiture au cœur de la Région Touristique de l’Estrie. L’idée nous a immédiatement séduits…

le_prenom

Moi qui suis une « addict » incontrôlable de Patrick Bruel et qui ai déjà vu le film plusieurs fois… J’avoue que le fait de découvrir la pièce en Québécois m’intriguais beaucoup ! Le succès écrit par Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière a déjà fait un « carton » l’été dernier à Montréal avec les mêmes comédiens (Christian Bégin, Patrice Robitaille , Isabelle Vincent, Gabriel Sabourin et Catherine-Anne Toupin) après l’année 2010 où il fit salle comble à Paris… Cette popularité vient de l’adaptation à la « sauce québécoise » qu’en a fait Maryse Warda (avec la collaboration de Pierre Bernard à la Direction Artistique) et de la mise en scène de Serge Denoncourt. Nous n’avons pas été déçus ! La mayonnaise prend d’excellente façon pour s’identifier au contexte local avec ce beau vocabulaire coloré et parfois même incompréhensible des « Maudits Français » que nous sommes !

le_prenom_applause

Le jeu des comédiens est calqué sur celui de la version originale ce qui permet de ne pas se perdre dans l’intrigue de ce fameux dîner où les langues se délient suite à une plaisanterie un peu débile d’un quadragénaire (futur papa) qui cherche un prénom « original » pour son nouveau-né… Nous avons adoré cette version « Nouvelle France » avec ses repaires et ses codes ! Pour tous ceux qui passent par là : jusqu’au 17 Août à l’affiche ! Internet :www.theatrebromont.com

Louis Cyr, le héros Québécois…

louiscyrPour se plonger dans la culture québécoise, faut commencer par en connaître les héros… A l’invitation de Juli, nous voilà partis à l’avant-première du film « Louis Cyr » de Daniel Roby. Louis Cyr (1863/1912) fut un homme à la force phénoménale qui n’a jamais refusé un défi et n’a jamais été vaincu. Le film de Daniel Roby nous parle de ses exploits : il relate le parcours du jeune homme (joué par Antoine Bertrand, un immense acteur québécois, magistral dans le rôle) jusque sur les scènes les plus prestigieuses du monde. Sa force herculéenne ne sera jamais égalée : soulever (sur son dos) une plate-forme sur laquelle prennent place dix-huit hommes (1 967 kg)  ; soulever 250 kg avec le majeur de sa main droite ; pousser un wagon sur un plan incliné ; lever 124 kg au-dessus de sa tête avec sa main droite… Il accomplit sa plus grande prouesse le 27 mai 1895 : on rapporte qu’il est alors parvenu à supporter 1 967 kg sur son dos. Une autre de ses démonstrations très remarquées eut lieu le 12 octobre 1891 à Montréal : il retint quatre chevaux, disposés de telle manière que deux chevaux exercent une traction dans des directions opposées… Mais ce colosse est aussi illettré et se retrouve être un phénomène de foire… Le réalisateur a voulu montrer sa fragilité face à l’inculture et sa volonté farouche de ne pas reproduire le schéma : Il ferait de sa fille une intellectuelle… Pas un monstre… Un très joli film qui plonge le spectateur dans la rude vie du début du 20ème siècle au Québec avec de belles reconstitutions de la vie quotidienne !

Randonner sur les îles de Boucherville…

Le Parc National des Îles-de-Boucherville, créé en 1984, est situé sur le Saint-Laurent (Région touristique de la Montérégie), très près de notre maison de Longueuil. Le parc comprend six îles :Sainte-Marguerite, Saint-Jean, à Pinard, de la Commune, aux Raisins et Grosbois. Ces îles à basse altitude sont soumises aux crues saisonnières : les îles aux Raisins et Saint-Jean sont complètement inondées au printemps. Le parc est apprécié pour son réseau cyclable et pédestre (21 km), ses circuits en kayak et son golf public de 18 trous sur l’île à Pinard. On peut y rencontrer le cerf de Virginie, le renard roux ou encore l’écureuil gris !

ile_raisins

Nous avons emprunté le « Sentier de Découverte » pédestre de l’île-aux-Raisins agrémenté de panneaux explicatifs permettant d’apprécier toute la richesse de la plaine inondable. Des plaquettes identifient les principales espèces d’arbres du secteur. Un parcours à travers une nature authentique, à seulement quelques kilomètres de la grande ville ! Sûr, nous allons y retourner…

canal_lachine_dos… Et pédaler sur la piste cyclable
du Canal Lachine

Aujourd’hui c’est dimanche…et l’esprit des Montréalais est d’aller s’aérer… Surtout lorsque le soleil brille ! Nous avons rendez-vous avec Juli & Robert au Marché « Atwater » (Dire : « Atoiteure », isn’t it Robert ?) pour débuter notre randonnée cycliste. Comme partout au Québec, les pistes cyclables sont bien entretenues et défilent dans des paysages idylliques au bord des canaux et des multiples ramifications du Saint-Laurent. En cette belle journée, ils sont nombreux à pique-niquer en famille ou entre amis sur les rives du fleuve-roi. Nous ferons comme eux afin de vivre à 100% nos vies de Québécois.

lachine_robert

La piste se termine au parc René Lévesque avec ses sculptures urbaines et l’horizon ouvert sur les eaux. Nous prendrons ensuite la « Piste Cyclable des Berges – Pôle des Rapides » où nous ferons des haltes pour apprécier l’agilité des surfeurs sur la vague des rapides !

rapides_lachine3
Surfer le rapide : pas si simple !
rapides_lachine2
Et pourtant, quel talent !

Etre conviés à un « Cinq à Sept » chez Bernard

Les amis de nos amis devenant ici, très rapidement nos amis, nous voici invités chez Bernard, un prof de Français qui organise des soirées « Cinq à Sept » pouvant devenir « Cinq à Tard »…

bernard2Le principe est de réunir, à la maison, autour d’un immense apéro, des gens (20 à 30 personnes…) qui ne se connaissent pas forcément et de les faire se rencontrer à la bonne franquette. Les invités apportent vins ou mets (Hum… Le bon Brie chaud !) et tout le monde lie amitié dans un contexte convivial et informel. « Mon bonheur, dit Bernard, est de mettre en contact mes relations. J’organise ces soirées depuis longtemps car je me suis aperçu que les liens manquaient un peu entre collègues. J’espère contribuer au rapprochement de toutes ces individualités différentes… Ma maison de Montréal sert surtout à voir mes amis. Le reste du temps, je vis ma retraite au Lac Saint Jean. Faut y venir ! »… Oui, bien sûr… Nous allons y aller… Bernard est cinéphile. Il adore le cinéma québécois mais aussi français et international…

bernard7

bernard6Son humour subtil et son physique m’évoquent Woody Allen : un compliment, non, pour un amoureux des mots ? « je reviens en Septembre, dit-il, à l’époque des maïs… Je demande aux invités d’apporter leurs saucisses pour compléter… » Dommage, nous ne pourrons pas être de la partie ! Mais pour l’instant, nous tenons vraiment à le remercier, ainsi que sa compagne, Francine, pour nous avoir « intégrés à ses amis »…Grand cycliste, il rêve de monter le Mont Ventoux à vélo : on a juré de l’y accompagner bientôt… En voiture !

Nous avons tissé des liens avec d’autres personnes : Marlène, Jean et Diane… L’histoire est à suivre…